Œdipe au garage

D’après Sophocle
Adaptation : Catherine Pietri & Frédéric Constant
Mise en scène : Frédéric Constant
reprise
du 30 septembre au 24 octobre

Œdipe au Garage

un spectacle déambulatoire et immersif

où le public sera tour à tour témoin, complice et voyeur

La multiplicité des espaces au garage Landy et leur particularité nous ont donné l’envie d’un public mobile où chacun choisit son angle de vue dans les différents espaces du bâtiment.

 

Un cheminement physique dans les méandres d’un récit.

 

Il nous est apparu important d’inclure le public dans le spectacle, qu’il en soit témoin plus que spectateur, tel le chœur dans la tragédie antique.

 

Une adaptation d’Œdipe Roi de Sophocle s’est imposée à nous.

 

Une enquête policière sur fond de questions existentielles.

 

En traquant sans merci l’assassin le plus recherché du pays, et en pleine épidémie de peste, Œdipe aura la révélation de ses origines. Il découvrira alors que celui qu’il poursuit n’est autre que lui-même.

 

Le mythe d’Œdipe c’est le réel. Le réel a une mécanique implacable et limpide. Il est direct. Néanmoins, il nous prend par surprise.

 

La mythologie grecque cherche de façon constante, obstinée, délibérée, à atteindre l’universel, c’est-à-dire ce qui peut toucher tous les êtres humains, en tout temps et en tous lieux.

SYNOPSIS

 

PARKING – ETAGE 2

 

1/ Le dispensaire

 

C’est par un couloir de décontamination qui ressemble à un couloir de train fantôme (fumée, éclairs, rires sardoniques…) que les spectateurs accèdent au dispensaire.

 

Un espace délimité par des bâches plastiques.

A l’intérieur : lino blanc au sol ; bancs d’écoles ; éclairage froid aux néons ; personnel en blouse blanche qui remet des visières au public ; distributeur de tickets numérotés et affichage des numéros appelés; musique de fond semblable aux musiques d’ascenseurs.

 

Habillé en médecin, Œdipe, roi de Thèbes, vient à la rencontre des spectateurs/ thébains atteints de la peste qui ravage la ville.

Il leur apprend que la seule façon de purger la cité de ce mal, c’est de trouver l’assassin de Laïos, le roi qui régnait avant Œdipe.

Sur les conseils de Créon, son beau-frère, Œdipe a fait appeler le devin Tirésias.

Il entraine le public vers le poste de police.

2/ Le poste de police

 

Une rangée de chaises pour accueillir les visiteurs de chaque côté de l’entrée des bureaux. Œdipe accompagné du public retrouve l’aveugle Tirésias, drag queen fatiguée.

 

Tirésias refuse de révéler ce qu’il sait.

Œdipe l’entraîne violemment dans le bureau vide et pousse l’interrogatoire.

Le devin finit par le désigner comme le meurtrier de Laïos.

Œdipe pense alors que Tirésias agit pour aider Créon à se saisir du trône. Il les accuse de complot.

Une fois le devin parti, Œdipe demande au public de l'aider à trouver le meurtrier de Laïos.

Il maudit le coupable ainsi que tous ceux qui s'opposeraient à l'enquête et s’en va.

 

Les spectateurs laissés seuls au poste de police, découvrent par un jeu de lumière un nouvel espace de jeu : l’atelier.

3/ L’atelier

 

Un espace entièrement délimité par un tulle au travers duquel les spectateurs peuvent voir comme si les murs étaient transparents. La lumière se faisant peu à peu, on découvre l’atelier où Œdipe à l’habitude de bricoler dans le garage du palais.

 

Les spectateurs assistent, comme des voyeurs par le trou d’une serrure, à l’échange entre Œdipe et sa femme, Jocaste, ancienne épouse du roi Laïos.

 

Il raconte la malédiction qui le poursuit depuis son enfance : il tuerait un jour son père et coucherait avec sa mère. C’est pour cette raison qu’il a quitté Corinthe et ses parents Polybe et Mérope.

Jocaste évoque les circonstances du meurtre de Laïos.

Œdipe apprend qu'un témoin de la scène est en vie et le convoque.

Un élément crucial né du récit de Jocaste instille le doute dans la pensée d’Œdipe : quelques années auparavant il a tué un homme à l’endroit même où Laïos a été assassiné.

Inquiète, Jocaste laisse Œdipe désemparé et rejoint le public pour l’inviter à faire une offrande à Apollon.

Elle conduit les spectateurs au temple d’Apollon.

PARKING – ETAGE 3

4/ Le temple d’Apollon

 

Un espace de verdure. Gazon au sol et lierre au mur. Au centre une évocation du dieu sur laquelle Jocaste et des spectateurs posent des guirlandes de fleurs.

 

Un homme venu de Corinthe interrompt la cérémonie. Il a une grande nouvelle pour Œdipe : Polybe, roi de Corinthe, est mort, Œdipe est son successeur.

Devant le trouble d’Œdipe, le messager lui révèle que Polybe et Mérope n’étaient que ses parents adoptifs : un berger de Thèbes lui confia l’enfant qu’il emmena lui-même à Corinthe chez le couple royal.

Œdipe exige de voir ce berger. Jocaste tente de le dissuader. Elle pense qu'il vaut mieux ne pas savoir… Terrifiée, elle s’enfuit.

Par une liaison Skype de mauvaise qualité, le berger tant attendu entre en communication avec Œdipe. Il lui dit que l’enfant qu'il a jadis confié au messager était le fils de Laïos et de Jocaste.

Œdipe comprend que l'oracle s'est réalisé et s’enfuit.

5/ La fin

 

Alors que les spectateurs descendent les rampes d’accès vers la sortie, un Messager en contrebas leur barre la route et raconte ce qu’il s'est passé dans le palais.

 

Jocaste s'est pendue et Œdipe s'est crevé les yeux avec les broches qui tenaient les vêtements de Jocaste. Il est à la recherche de quelqu’un qui voudra bien le guider hors de la ville.

 

Une longue errance pour lui commence…

 

Noir final.

Avec :

Raphaël Almosni, Frédéric Constant,

Catherine Pietri

et la participation de:

Georges Lavaudant

Scénographie et costumes : Muriel Delamotte & Anne Deschaintres

Création lumière : Jérôme Allart

Création son : Christine Moreau

Création vidéo : Guillaume Junot

Régie générale : Benoît André

Attachée d’administration : Dominique Clermont

Production :

Les Affinités Electives

Action financée par la Région Ile-de-France

Un bâtiment mis à disposition par Novaxia

 
Le spectacle durera 1h.
Pour 40 spectateurs
Il pourrait y avoir deux représentations par jour