L’histoire du soldat

De Charles-Ferdinand Ramuz et Igor Stravinsky
Mise en scène : Frédéric Constant
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Mise en scène : Frédéric Constant

Avec :

Emilie Camacho : La princesse

Frédéric Constant : Le lecteur

Guillaume Junot : Le soldat

Philippe Morier-Genoud : Le diable

Scénographie et costumes : Muriel Delamotte et Anne Deschaintres

Lumière et régie générale : Benoît André

Administratrice de production : Dominique Clermont

 

à Bourges

Direction musicale : Philippe Macé

Violon : Cyril Garac

Clarinette : Serge Conte

Basson : Pierre Walter

Cornet à piston : Jean-Claude Dudek

Trombone : Franck Tailliez

Contrebasse : Johann Pichard

Percussion : Nicolas Zanlonghi

Production :

Les Affinités Electives

Ensemble instrumental de Bourges

Maison de la Culture de Bourges

Créé à l'auditorium du Conservatoire de Bourges avec l'ensemble de Bourges en 2015, notre Histoire du soldat se propose de sortir de sa ville d’origine pour aller à la rencontre d’autres scènes et d’autres publics. Théâtre ambulant, nous voulons profiter de ces nouveaux espaces pour créer de nouvelles rencontres. C’est pourquoi, nous invitons les structures intéressées par notre spectacle à nous proposer une formation musicale pour partager avec nous cette aventure.

C’est donc le spectacle avec ses comédiens, sa scénographie, ses lumières, ses costumes que nous nous déplaçons, mais les musiciens seront différents à chaque étape d’accueil.

 

C'est l'histoire d'un soldat qui rentre au pays. Il a beaucoup marché. Arrivé près d’un ruisseau, il s’arrête pour se reposer et joue sur son violon. Survient le Diable qui lui fait miroiter une grande fortune en lui proposant un livre qui connaît l’avenir en échange de son instrument. Le soldat accepte.

Une fois riche, il découvre qu'il n’est pas heureux. Il réussit à reprendre au diable le violon avec lequel il charme une languissante princesse. Devenu prince, toujours insatisfait, il veut revoir son village natal. Mais « un bonheur est tout le bonheur ; deux, c'est comme s'ils n'existaient pas ». Le pauvre soldat perd tout et le diable triomphe.

Nous avons imaginé un lieu abandonné, trace d’un passé révolu, un lieu perdu comme les souvenirs, où, le temps de la représentation, l’histoire se raconterait : une piscine effondrée.

 

La deuxième partie de la pièce raconte comment le soldat a charmé et épousé une princesse d’un royaume inconnu, peut-être rêvée. Cette affirmation du merveilleux nous a fait choisir d’utiliser la vidéo et de marquer ainsi une frontière entre le royaume où le diable semble sans pouvoir, et le monde extérieur où il est tout puissant.

 

L’alternance entre la musique et le théâtre, les plages de scansion, les références immédiates au théâtre de Brecht ainsi qu’au Woyzeck de Georg Büchner, la place très singulière du récitant à la fois conteur, double du soldat et maître d’œuvre de la représentation, la figure de ce soldat Suisse en permission alors que l’Europe est à feu et à sang, les facéties et les faiblesses du diable donnent à ce “Faust vaudois” la richesse et les mystères d’une pièce rare et originale.

 

L’Histoire du soldat est un geste puissant, un éclair qui zèbre encore le ciel de la création artistique.

 

DIX-HUIT numéro du 16 au 22 avril 2015 par Marcel Bouchard

Une “Histoire du soldat” enthousiasmante.

Ce spectacle de "L'histoire du soldat" né de la rencontre de Philippe Macé, directeur du conservatoire qui vient de créer l'ensemble instrumental de Bourges, avec Frédéric Constant metteur en scène associé à la Maison de la culture de Bourges et sa compagnie "Les Affinités Électives " est une petite merveille par la qualité de son interprétation et sa conception scénique.

(...) Frédéric Constant qui est aussi le "récitant "à la belle voix chaleureuse a imaginé une mise en scène très inventive notamment avec la structure en forme de télé-alcôve abritant la vidéo dansée de la Princesse.

(...) Pour nous, public, le bonheur est unique et complet. C'est un régal ! En témoignent les applaudissements et les mines réjouies des spectateurs.

LE BERRY RÉPUBLICAIN, le 27/05/2016 par Marie-Claire Raymond 

Tout perdre à tout vouloir.

Un narrateur, un soldat, le diable et des musiciens. L'Histoire du soldat est une œuvre minimale signée Stravinsky et Ramuz. Et la reprise d'un spectacle créé l'an dernier, pour la Maison de la Culture.

(...) Cet opéra où on ne chante pas est la première collaboration entre Philippe Macé, fondateur de l'Ensemble instrumental de Bourges, et le comédien Frédéric Constant, artiste associé à la MCB. Si la partition de Stravinsky est parsemée de dissonances, la mise en scène de Frédéric Constant est un sans-faute. Inventive et intelligente, fluide et poétique. Une réussite.